J'ai utilisé OneNote pendant près de 3 ans pour centraliser la documentation interne, créer des bases de connaissance et gérer des notes d'équipe chez plusieurs clients en PME.
C'est gratuit, simple à déployer, et la structure en carnets/sections fonctionne bien pour organiser l'information. Mais avec le temps, certaines limites sont apparues.
Je me suis alors posé ces questions :
Dans cet article, je détaille ce que OneNote fait bien (et il y a beaucoup), ses limites concrètes en usage professionnel, et dans quels cas il reste un excellent choix ou au contraire quand il vaut mieux regarder ailleurs.

OneNote est un bloc-notes numérique qui permet de capturer, organiser et partager des notes dans un espace de travail flexible. Contrairement aux outils de documentation structurée, OneNote mise sur la liberté : on peut écrire n'importe où sur la page, insérer des images, dessiner à la main, coller des fichiers.
L'outil s'organise en carnets, sections et pages, comme un classeur physique. On peut y prendre des notes en réunion, centraliser des idées de projet, créer des bases de connaissances informelles ou simplement garder une trace de tout. La synchronisation est automatique et la collaboration se fait en temps réel, ce qui en fait un bon espace partagé pour des équipes qui travaillent ensemble.
OneNote est pensé pour les utilisateurs de Microsoft 365 qui cherchent un espace de travail souple et intuitif. En revanche, il n'est pas conçu pour remplacer un outil de gestion de projet structuré, un wiki documentaire ou un système de workflow.
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OneNote fonctionne comme un cahier digital où on peut placer du contenu n'importe où sur la page. Pas de lignes fixes, pas de blocs à déplacer : on clique et on écrit où on veut. On peut mixer texte, images, tableaux, fichiers, enregistrements audio sur une même page, sans contrainte de mise en forme.
J'ai utilisé ça pour documenter un audit terrain chez un client : j'ai collé des photos d'écran, ajouté des annotations manuscrites sur tablette, et inséré mes notes de réunion au fur et à mesure, tout sur la même page. Impossible de faire ça proprement dans un Google Doc ou un fichier Word sans galérer avec la mise en page.
Pour une PME qui documente des processus complexes, visite des sites ou fait des comptes-rendus visuels, cette souplesse change la donne. On ne perd pas de temps à formater, on capture l'info comme elle vient.
Si votre PME utilise déjà Microsoft 365 (Outlook, Teams, SharePoint), OneNote est déjà là, prêt à l'emploi. Aucune installation supplémentaire, aucun compte externe à créer. Les carnets se synchronisent automatiquement via OneDrive ou SharePoint, ce qui signifie qu'on peut commencer une note sur PC, la continuer sur smartphone et la finaliser sur tablette sans aucune friction.
Dans mon cas, j'ai créé un carnet partagé avec une équipe projet hébergé sur SharePoint. Toutes les modifications apparaissaient en temps réel chez les autres collaborateurs. Lors d'un déplacement, j'ai pu consulter mes notes de brief sur mon téléphone juste avant un rendez-vous, sans chercher dans mes emails ou un autre outil.
Cette intégration native évite les silos. Pas besoin de jongler entre trois applications : tout reste dans l'écosystème Microsoft que l'équipe connaît déjà.
OneNote organise l'information en trois niveaux : carnets, sections et pages. Un carnet peut contenir plusieurs sections (comme des onglets), et chaque section contient des pages et sous-pages. C'est simple, visuel, et ça correspond naturellement à la façon dont on pense : un carnet par projet, des sections par thématique, des pages par sujet.
J'ai testé cette structure pour gérer la documentation de plusieurs clients en parallèle. Un carnet "Client A" avec des sections "Réunions", "Livrables", "Idées", "Contacts". Quand je devais retrouver une info, je naviguais intuitivement : je savais dans quel carnet et quelle section chercher. Pas besoin de fouiller dans une arborescence de dossiers ou une base de données complexe.
Pour une PME qui gère plusieurs projets ou clients, cette clarté visuelle facilite le classement et la recherche d'info. Les nouveaux dans l'équipe comprennent tout de suite où trouver quoi.
La fonction recherche de OneNote est redoutablement efficace. Elle indexe non seulement le texte tapé, mais aussi le texte dans les images (OCR) et même l'écriture manuscrite si vous prenez des notes au stylet. On tape un mot-clé, et OneNote affiche toutes les occurrences à travers tous les carnets, sections et pages.
J'ai eu un cas où je cherchais une référence technique mentionnée lors d'un atelier. Je ne me souvenais ni de la date ni du projet exact, juste du nom de l'outil. J'ai tapé le mot dans la recherche, et OneNote m'a remonté la page de notes manuscrites prises trois mois plus tôt sur tablette, avec le terme correctement détecté dans mon écriture. Ça m'a sauvé une demi-heure de fouille.
Dans une PME où l'information vit dans des dizaines de carnets partagés, cette capacité de recherche transversale évite les pertes de temps et les doublons.
OneNote est gratuit. Vraiment gratuit. Pas de version bridée, pas de limite artificielle sur le nombre de notes ou de carnets. On peut télécharger l'application sur Windows, Mac, iOS, Android et même l'utiliser en version web sans débourser un centime. Si votre entreprise a déjà un abonnement Microsoft 365, OneNote est inclus dedans, avec un stockage OneDrive conséquent.
Quand j'ai monté ma première structure, je n'avais pas de budget pour un outil de documentation payant. OneNote m'a permis de structurer toute ma base de connaissances, mes process clients et mes notes de veille sans dépenser un euro. Même quand j'ai grandi et que j'aurais pu me payer Notion ou Evernote, je suis resté sur OneNote parce que ça couvrait mes besoins et que ça ne me coûtait rien.
Pour une PME qui cherche à équiper son équipe sans alourdir la ligne budgétaire, c'est un argument de poids. Pas de négociation contractuelle, pas de renouvellement d'abonnement à surveiller.
Si vos équipes utilisent Word, Excel ou Outlook, elles seront à l'aise avec OneNote en quelques minutes. L'interface ressemble aux autres produits Microsoft, avec un ruban en haut, des onglets familiers et des raccourcis clavier standards. Pas de courbe d'apprentissage abrupte, pas de formation nécessaire.
J'ai déployé OneNote chez un client pour centraliser les comptes-rendus de réunions. Les commerciaux, pas très à l'aise avec les outils complexes, ont compris le principe en dix minutes. Créer une page, taper du texte, insérer une image : tout fonctionnait comme dans Word. Résultat, adoption immédiate et zéro résistance au changement.
Dans une PME où tout le monde n'a pas forcément d'appétence tech, cette familiarité réduit les freins à l'usage et accélère le déploiement. Moins de temps passé en support interne, plus de temps à produire.
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OneNote stocke les données sur OneDrive, et en théorie, tout devrait se synchroniser automatiquement entre appareils. En pratique, c'est beaucoup moins fiable qu'on pourrait l'espérer.
Les problèmes que j'ai rencontrés :
Chez un client qui utilisait OneNote pour documenter des projets techniques avec beaucoup de captures d'écran et de schémas, on a eu plusieurs incidents où des contenus ajoutés la veille n'apparaissaient pas le lendemain sur un autre appareil. Ou pire : des pages dupliquées avec des versions différentes du même contenu.
Microsoft a amélioré les choses, mais dès qu'on dépasse un certain volume de données ou qu'on travaille hors ligne puis qu'on se reconnecte, les risques de conflits augmentent. Pour une petite équipe avec peu de contenu, ça passe. Au-delà de 10-15 notebooks actifs ou avec des fichiers multimédias lourds, ça devient source de frustration.
La force de OneNote, c'est sa flexibilité totale. On peut écrire n'importe où sur la page, glisser-déposer des éléments, créer des sections à volonté. Mais c'est aussi sa faiblesse : cette liberté se transforme rapidement en désorganisation.
Ce qui manque pour structurer efficacement :
J'ai vu plusieurs équipes partir sur OneNote avec enthousiasme, puis se retrouver six mois plus tard avec une arborescence incompréhensible. Un notebook "Projets" avec 47 sections dont personne ne comprend la logique. Des pages orphelines. Des doublons partout parce que personne ne retrouve l'info existante.
Le problème s'amplifie avec la taille de l'équipe. À 3-4 personnes qui communiquent bien, on s'en sort. À partir de 10 personnes ou quand il y a du turnover, c'est la jungle. Et contrairement à des outils comme Notion ou Confluence qui imposent une certaine structure, OneNote laisse tout faire sans garde-fous.
OneNote se présente comme un outil collaboratif, et techniquement plusieurs personnes peuvent travailler sur le même notebook. Mais l'expérience est loin d'être fluide, surtout comparée aux standards actuels.
Les limites concrètes :
Chez un client qui l'utilisait pour prendre des notes pendant des réunions à plusieurs, on a eu des situations où deux personnes tapaient en même temps et créaient des conflits. Résultat : des portions de notes perdues ou mélangées de manière incohérente.
Pour de la prise de notes individuelle partagée en lecture, ça fonctionne. Mais pour un vrai travail collaboratif où plusieurs personnes contribuent simultanément, c'est frustrant. On finit souvent par se répartir les pages ou à éviter de travailler en même temps, ce qui limite l'intérêt d'un outil collaboratif.
OneNote est resté un outil très "passif" : on écrit, on stocke, on consulte. Point. Il n'y a quasiment aucune automatisation possible, ni de templates vraiment dynamiques.
Ce qu'on ne peut pas faire :
Quand j'ai voulu mettre en place un système de suivi de projets dans OneNote pour un client, j'ai vite compris que c'était le mauvais outil. Impossible de créer des templates de projet avec des statuts, des responsables, des dates de suivi. Tout devait être fait manuellement, copié-collé, et maintenu à la main.
Pour des notes brutes ou de la documentation libre, c'est suffisant. Mais dès qu'on veut structurer des processus, suivre des tâches, ou automatiser quoi que ce soit, OneNote montre ses limites. On se retrouve vite à chercher un autre outil pour compléter, ce qui crée de la redondance et de la complexité.
OneNote suit une logique inhabituelle : l'outil est gratuit dans sa version de base, avec des fonctionnalités déjà solides (édition, synchronisation cloud, collaboration). Pour débloquer les capacités avancées (notamment l'IA Copilot et le stockage étendu), il faut passer par un abonnement Microsoft 365.
Équipe de 5 personnes (usage professionnel) :
Si vous voulez plus (Copilot, stockage étendu, intégration avancée) :
Note : Les tarifs affichés sur la page OneNote (Personal à 9,99$/mois, Family à 12,99$/mois) sont destinés aux particuliers. Pour les PME, il faut regarder les plans Microsoft 365 Business.
Pour qui c'est adapté budgétairement :
Ça devient coûteux quand :
En réalité, le "coût" de OneNote dépend moins de l'outil lui-même que de votre stratégie Microsoft globale. Si vous êtes déjà dans l'écosystème, c'est un bonus sans surcoût. Si vous ne l'êtes pas, d'autres outils de notes offrent plus de flexibilité sans vous lier à un abonnement de suite bureautique complète.
Voici comment OneNote se positionne face aux principales alternatives :
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OneNote reste le meilleur compromis gratuit pour les PME déjà dans l'écosystème Microsoft. Notion le remplace si vous voulez plus de structure. Obsidian si vous voulez la maîtrise totale de vos données. Apple Notes ou Google Keep si vos besoins sont vraiment basiques.
Combien coûte OneNote ?
OneNote est gratuit en version de base. Les fonctionnalités avancées (stockage important, Copilot IA, intégrations élargies) nécessitent un abonnement Microsoft 365 ; pour les PME, les plans Business commencent autour de quelques euros par utilisateur par mois. Le coût réel dépendra donc de votre stratégie Microsoft globale.
Comment s’inscrire à OneNote ?
OneNote est accessible via un compte Microsoft. Vous pouvez créer un compte gratuit Microsoft et utiliser la version web ou télécharger les applications Windows/Mac/iOS/Android. Si vous avez Microsoft 365, OneNote est inclus et se synchronise via OneDrive ou SharePoint.
OneNote est-il gratuit ?
Oui, OneNote dispose d’une version gratuite pleinement utilisable pour la prise de notes et le partage basique. Certaines capacités (stockage étendu, fonctionnalités IA) sont liées à Microsoft 365 payant.
OneNote est-il adapté aux PME B2B ?
Oui, OneNote convient bien aux PME B2B pour la documentation informelle, les comptes-rendus et le partage de notes. Il devient moins adapté si vous avez besoin de workflows structurés, de gouvernance documentaire stricte ou d’automatisations avancées.
OneNote peut-il remplacer un outil d’automatisation marketing ?
Non. OneNote est un bloc-notes numérique, pas un outil d’automatisation marketing. Il sert pour la prise de notes et la documentation, mais pour l’automatisation marketing il faut des solutions dédiées (ex. : Brevo, HubSpot, ActiveCampaign).
Quelles intégrations propose OneNote ?
OneNote s’intègre nativement à l’écosystème Microsoft (Outlook, Teams, SharePoint, OneDrive) et peut être connecté via Zapier/Power Automate pour certaines automatisations. Les intégrations tierces sont plus limitées que des outils modernes comme Notion.
Peut-on créer des rapports personnalisés dans OneNote ?
Non. OneNote n’est pas conçu pour des rapports personnalisés ou des dashboards analytiques. Il fournit une recherche et une organisation visuelle, mais pas d’outils d’analyse ou de reporting avancés.
OneNote convient-il aux équipes non marketing ?
Oui, OneNote est utile pour des équipes variées (opérations, support, vente) pour stocker des notes et procédures simples. En revanche, il ne remplace pas un CRM, un helpdesk ou un outil de gestion de projet dédié.
Combien de temps faut-il pour déployer OneNote ?
Très rapide : un premier déploiement peut se faire en quelques heures (création de carnets, partage via OneDrive/SharePoint). Pour une gouvernance et une structure d’entreprise plus mature, prévoyez 1 à 2 jours pour organiser les carnets et former les équipes aux bonnes pratiques.
Quelle est la meilleure alternative à OneNote ?
Cela dépend du besoin : Notion pour une documentation structurée et bases de données, Obsidian pour un contrôle local et le markdown, Evernote pour la numérisation de documents, Apple Notes ou Google Keep pour des besoins très simples. Pour les PME déjà dans Microsoft 365, OneNote reste souvent le choix le plus pragmatique.
Chaque activité a ses contraintes et ses objectifs. Si vous avez besoin d’un avis personnalisé ou d’un coup de pouce pour sélectionner la solution la plus adaptée, contactez-nous : on vous aide à faire le bon choix, sans jargon et sans perte de temps.