J'ai utilisé Brevo pendant 18 mois pour gérer des campagnes email, automatiser des relances et suivre les contacts sur plusieurs projets clients.
C'est abordable, facile à prendre en main, et le plan gratuit est vraiment généreux. Mais au fil des mois, j'ai commencé à me poser ces questions :
Dans cet article, je détaille ce que Brevo fait vraiment bien, ses limites concrètes, et dans quels cas il vaut mieux regarder ailleurs.
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Brevo (anciennement Sendinblue) est une plateforme d'emailing et de marketing automation qui permet de créer des campagnes email, d'automatiser des scénarios et de centraliser les contacts. L'approche est tout-en-un : on y trouve aussi l'envoi de SMS, un chat en ligne et un mini-CRM pour gérer les deals simples.
La force de Brevo, c'est son modèle tarifaire basé sur le nombre d'envois et non sur le nombre de contacts. Cela le rend accessible aux PME qui ont une base importante mais qui n'envoient pas tous les jours. L'interface est intuitive, l'éditeur d'email drag-and-drop fonctionne bien, et les automatisations de base (bienvenue, relance panier, nurturing) se mettent en place rapidement.
L'outil est pensé pour les PME et TPE qui veulent un outil marketing complet sans exploser leur budget. En revanche, il n'est pas conçu pour remplacer un vrai CRM commercial, gérer des funnels complexes ou traiter de très gros volumes avec une segmentation avancée.
Vous trouverez ci-dessous mon avis détaillé sur Brevo en vidéo :
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Contrairement à la plupart des outils d'emailing (Mailchimp, ActiveCampaign, HubSpot), Brevo facture selon le volume d'emails envoyés, pas selon la taille de votre base contacts. Concrètement, vous pouvez avoir 10 000 contacts dans votre base et ne payer que pour les 5 000 emails que vous envoyez réellement chaque mois.
J'ai migré un client depuis Mailchimp avec 8 000 contacts dont seulement 30% actifs. Sur Mailchimp, il payait 130€/mois pour la base complète. Sur Brevo, il envoie environ 6 000 emails par mois et paie 39€. Le passage a divisé sa facture par trois, sans rien changer à son process.
C'est particulièrement intéressant si vous gérez une base large avec des segments inactifs, si vous envoyez peu fréquemment, ou si vous faites du B2B avec des listes ciblées. Vous ne payez que ce que vous consommez vraiment, et ça change tout pour les petites structures qui accumulent des contacts au fil des ans.
Brevo est développé en France et toute l'interface est disponible en français (vraiment traduit, pas juste passé à Google Translate). Les menus, les tooltips, la documentation, le support : tout est dans notre langue. Pour des équipes non techniques ou des dirigeants qui ne sont pas à l'aise en anglais, ça supprime une vraie barrière.
Quand j'ai formé l'équipe marketing d'une PME de Nantes, la responsable m'a dit clairement qu'elle n'aurait jamais adopté un outil en anglais. Avec Brevo, elle a pu créer sa première campagne et son premier scénario d'automation en deux heures, sans mon aide. L'interface est claire, les étapes sont explicites, les erreurs sont compréhensibles.
Ce n'est pas qu'une question de langue : l'outil est conçu pour être accessible. Pas besoin de documentation technique pour démarrer, pas besoin de formation longue. Pour une PME qui n'a pas de ressource marketing dédiée, ça accélère vraiment l'adoption et réduit la dépendance au prestataire externe.
Le constructeur de scénarios d'automation de Brevo utilise un système de blocs qu'on glisse et connecte : déclencheur, délais, conditions, actions. On voit le parcours en entier sur un canvas, avec des branches selon les comportements (email ouvert ou non, lien cliqué, propriété contact, etc.).
J'ai construit un workflow de nurturing assez classique : bienvenue immédiate, puis attente 3 jours, email éducatif, condition "a cliqué sur le lien démo", si oui : notification à l'équipe commerciale + tag "chaud", si non : attente 4 jours + relance douce. Ça m'a pris 20 minutes à assembler, et c'est très lisible. Quand un collègue reprend le workflow six mois après, il comprend immédiatement la logique.
Ce n'est pas aussi puissant qu'ActiveCampaign ou HubSpot (moins de conditions avancées, moins de scoring granulaire), mais pour des workflows standards de nurturing, onboarding ou réengagement, c'est largement suffisant. Et surtout, ça reste compréhensible pour quelqu'un qui n'a jamais fait de marketing automation.
Brevo regroupe plusieurs canaux dans la même plateforme. Vous pouvez envoyer des emails marketing, des SMS transactionnels ou promotionnels, installer un chat sur votre site, gérer vos contacts dans un CRM basique et même créer des landing pages. Tout est lié à la même base de contacts.
Sur un projet e-commerce, j'ai utilisé Brevo pour envoyer l'email de confirmation de commande, puis un SMS 48h avant la livraison avec le lien de tracking, puis un email de demande d'avis 5 jours après réception. Tout était orchestré dans le même workflow, avec les mêmes données contact. Pas besoin de Twilio pour le SMS, pas besoin de Intercom pour le chat, pas besoin de synchroniser trois outils.
Le CRM intégré est léger (pas comparable à Pipedrive ou HubSpot), mais il suffit pour suivre des deals simples ou qualifier des leads avant de les passer aux commerciaux. Pour une PME qui débute en marketing digital et qui n'a pas encore de stack complexe, c'est un vrai gain de simplicité et de coût.
Le plan gratuit de Brevo permet d'envoyer jusqu'à 300 emails par jour (9 000/mois) avec contacts illimités. On a accès à l'éditeur drag-and-drop, aux campagnes, aux formulaires d'inscription et aux statistiques de base. La seule limite visible, c'est le logo Brevo en bas des emails.
J'ai accompagné une association qui lançait sa newsletter. Avec 1 200 contacts et un envoi hebdomadaire, elle est restée six mois sur le plan gratuit avant d'upgrader pour retirer le logo. Ça lui a permis de tester l'outil, de monter en compétence, et de valider l'engagement de ses abonnés avant d'investir un centime.
Ce n'est pas un "freemium bridé" comme on en voit souvent. C'est une vraie solution de démarrage. Idéal pour les freelances, les petites structures ou les side projects qui veulent tester leur stratégie emailing sans engagement financier. Et la migration vers un plan payant est transparente, on ne perd rien.
Brevo propose des fonctionnalités souvent payantes ailleurs : test de spam score avant envoi, validation des emails en double opt-in, gestion des listes de suppression, authentification SPF/DKIM/DMARC guidée. Il y a aussi un système de réputation par domaine d'envoi, ce qui aide à surveiller la qualité.
Sur un projet où on importait une vieille base clients, j'ai utilisé le validateur d'emails intégré qui a détecté 18% d'adresses invalides ou inactives. Ça nous a évité d'envoyer à des contacts morts (et donc de plomber notre réputation d'expéditeur). Le test anti-spam m'a aussi permis d'ajuster la formulation d'un email qui aurait probablement fini en courrier indésirable.
La délivrabilité n'est pas parfaite (aucun outil ne garantit 100% en boîte de réception), mais Brevo fait mieux que beaucoup de concurrents sur les plans d'entrée de gamme. Ils ont des serveurs dédiés pour les comptes payants, ce qui améliore la réputation d'envoi. Pour une PME qui débute en emailing, c'est rassurant d'avoir ces outils sans passer par un consultant délivrabilité.
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Brevo affiche des prix attractifs : plan gratuit jusqu'à 300 emails/jour, puis 9€/mois pour le plan Starter. Mais ce que le marketing ne dit pas clairement, c'est que la tarification repose sur deux axes : le nombre d'emails envoyés ET le nombre de contacts stockés.
Ce qui pose problème :
Dans mon cas, j'ai travaillé avec un client e-commerce qui avait 6 000 contacts mais n'en ciblait activement que 2 500. Impossible de segmenter proprement sans payer pour l'intégralité de la base. On s'est retrouvé à payer pour des contacts qu'on n'utilisait pas, ou à devoir supprimer des données potentiellement utiles. Cette double facturation (volume + contacts) rend difficile la prévision budgétaire quand la base grandit.
L'éditeur drag-and-drop de Brevo fait le job pour des emails simples, mais dès qu'on veut créer quelque chose de plus sophistiqué, les limitations apparaissent rapidement.
Ce qui manque concrètement :
Quand j'ai voulu créer une newsletter avec des sections produits personnalisées selon les préférences du contact, j'ai dû créer plusieurs versions manuellement au lieu d'utiliser du contenu dynamique. Mailchimp ou ActiveCampaign gèrent ça nativement. Pour une PME qui envoie 2-3 newsletters par mois avec du contenu standard, ça passe. Mais si vous avez une stratégie de personnalisation avancée ou une charte graphique exigeante, vous allez vite vous sentir limité.
Brevo propose un module d'automatisation (appelé Marketing Automation), mais il est clairement pensé pour des scénarios basiques. Dès qu'on veut construire des parcours clients sophistiqués, on touche le plafond.
Limites rencontrées :
J'ai essayé de construire un workflow de nurturing B2B avec différents chemins selon l'engagement (ouverture, clic, téléchargement). Mais impossible de créer des branches conditionnelles avancées type "si ouverture MAIS pas de clic après 3 jours, envoyer relance A, sinon envoyer contenu B". J'ai dû multiplier les workflows séparés, ce qui rend la maintenance pénible et le suivi confus. Pour du e-commerce basique ou de la newsletters automatisée, ça fonctionne. Mais pour de l'inbound marketing ou du lead nurturing multi-étapes, c'est clairement insuffisant.
Brevo propose un CRM intégré, ce qui sur le papier est un gros avantage. Mais dans la pratique, il est tellement basique qu'il ne remplace pas un vrai CRM pour quiconque a un process commercial structuré.
Ce qu'on ne peut PAS faire :
Chez un client qui voulait unifier marketing et ventes, on a vite compris que le CRM de Brevo ne pouvait pas gérer un cycle de vente B2B avec plusieurs touchpoints. Impossible de tracker les interactions multi-canaux, de suivre les opportunités perdues avec un motif clair, ou de créer des rapports par commercial. On a fini par garder Brevo pour l'email marketing et connecter un vrai CRM à côté (Pipedrive), ce qui a créé des frictions de synchronisation. Le CRM de Brevo convient pour capturer des leads et faire un suivi très basique, mais dès qu'on dépasse 2-3 commerciaux ou qu'on a besoin de reporting sérieux, il faut passer à un outil dédié.
Brevo (ex-Sendinblue) propose une structure tarifaire à plusieurs étages, avec une particularité : le prix dépend du volume d'emails envoyés par mois, pas du nombre de contacts stockés. C'est un modèle différent de la plupart des outils d'emailing (Mailchimp, ActiveCampaign) qui facturent principalement au contact.
Plan Gratuit (0€) :
Starter :
Standard (le plus populaire) :
Pro :
Entreprise :
Simulation PME e-commerce (5 000 contacts, 20 000 emails/mois) :
Équipe marketing de 5 personnes (50 000 emails/mois + CRM) :
Attention : Le prix évolue en fonction du volume d'emails. Si vous passez de 20 000 à 100 000 emails/mois, votre facture augmentera significativement. Brevo utilise un calculateur dynamique sur son site pour estimer le coût exact selon vos besoins.
1. Volume d'emails vs contacts
Contrairement à Mailchimp, Brevo ne facture pas au nombre de contacts mais au nombre d'emails envoyés. C'est avantageux si vous avez une grosse base mais envoyez peu. Mais si vous faites 3 campagnes par semaine à 10 000 contacts, ça chiffre vite (120 000 emails/mois).
2. Le CRM est un module séparé
Le CRM "Sales" n'est pas inclus dans les plans de base. Sales Essentials est accessible dès Starter, mais Sales Advanced (indispensable pour un vrai usage commercial) se facture par utilisateur en plus de l'abonnement emailing.
3. WhatsApp et SMS sont facturés en sus
Même sur le plan Pro, WhatsApp et SMS sont facturés à la consommation (environ 0,04€/SMS en France, tarif WhatsApp variable selon pays). Ce n'est pas inclus dans l'abonnement de base.
Brevo est extrêmement compétitif pour les PME qui ont besoin d'un outil d'emailing fiable sans se ruiner. Le modèle "facturation au volume envoyé" est un vrai avantage si vous avez une base importante mais envoyez peu de campagnes.
C'est aussi l'un des rares outils européens (hébergement en Europe, conformité RGPD native) à proposer un plan gratuit vraiment utilisable en production (9 000 emails/mois, c'est suffisant pour tester).
Pour qui c'est adapté : PME e-commerce, SaaS en croissance, agences qui gèrent plusieurs clients. Le rapport qualité/prix est excellent jusqu'à 100 000 emails/mois. Au-delà, comparez avec ActiveCampaign ou HubSpot si vous avez besoin d'automation vraiment avancé.
À partir de quand ça devient cher : Si vous envoyez plus de 500 000 emails/mois ou que vous avez besoin de 15+ utilisateurs sur le CRM, le coût cumulé peut dépasser 500€/mois. À ce stade, évaluez si une solution all-in-one comme HubSpot ne devient pas plus rentable (consolidation email + CRM + automation).
Le vrai calcul à faire : Estimez votre volume d'emails mensuel réel (nombre de campagnes × taille de liste ciblée), puis utilisez le calculateur Brevo pour avoir le prix exact. Ne vous fiez pas uniquement au nombre de contacts.
Voici comment Brevo se positionne face aux principales alternatives :
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HubSpot convient aux entreprises qui veulent un CRM et du marketing dans la même plateforme. Plus onéreux, mais justifié si vous avez besoin d'un écosystème complet alignant marketing et ventes.
ActiveCampaign reste le champion des automatisations complexes. Idéal si vous construisez des parcours clients multi-étapes sophistiqués. Courbe d'apprentissage plus élevée que Brevo.
Mailchimp demeure un choix rassurant pour débuter grâce à sa notoriété et son interface accessible. En revanche, les prix grimpent vite avec le volume de contacts, et les fonctionnalités avancées restent limitées.
MailerLite propose le meilleur rapport qualité-prix pour les petites listes. Parfait pour l'envoi de newsletters simples, mais moins complet que Brevo pour le SMS ou les automatisations CRM.
Klaviyo domine l'emailing e-commerce. Si vous vendez en ligne via Shopify ou WooCommerce, c'est souvent le choix le plus pertinent. Hors de ce contexte, Brevo offre plus de polyvalence.
GetResponse se distingue par ses webinaires intégrés. Intéressant si vous organisez régulièrement des événements en ligne, mais l'interface reste moins moderne que celle de Brevo.
Brevo est idéal pour les PME qui veulent centraliser leurs actions marketing (email, SMS, formulaires) sans exploser leur budget, surtout si elles ont une grosse base de contacts peu sollicitée. En revanche, dès que vous scalez en volume d'envoi ou en complexité d'automatisation, vous toucherez rapidement les limites de l'outil.
Combien coûte Brevo ?
Brevo propose une tarification basée principalement sur le volume d'emails envoyés. Une offre gratuite existe, puis les plans payants démarrent autour de 19 € par mois et évoluent selon le volume, les automatisations et les canaux activés comme le SMS ou WhatsApp. Pour une PME, le coût reste raisonnable mais peut augmenter avec des usages avancés.
Comment s'inscrire à Brevo ?
L'inscription se fait directement sur le site de Brevo via la création d'un compte gratuit. Une fois le compte créé, vous pouvez configurer vos campagnes, importer vos contacts et activer les fonctionnalités souhaitées. Le passage à une offre payante se fait depuis l'espace de facturation.
Brevo est-il gratuit ?
Oui, Brevo propose un plan gratuit avec des fonctionnalités de base en emailing et CRM, mais avec des limites sur le volume d'envois et certaines options avancées. Ce plan permet de tester l'outil mais devient vite limité pour un usage professionnel régulier.
Brevo est-il adapté aux PME B2B ?
Oui, Brevo est bien adapté aux PME B2B qui souhaitent centraliser emailing, automation et gestion de contacts sans déployer un outil complexe. Il convient bien à des cycles de vente simples à intermédiaires, mais peut montrer des limites sur des processus très complexes.
Brevo peut-il remplacer un outil d'automatisation marketing ?
Partiellement. Brevo couvre les besoins classiques en automation comme le nurturing, les relances et l'onboarding. Pour des stratégies marketing très avancées avec scoring complexe et funnels multi-touch, un outil spécialisé sera plus adapté.
Quelles intégrations propose Brevo ?
Brevo s'intègre avec de nombreux outils via des connecteurs natifs, Zapier, Make et une API. Les besoins courants des PME sont généralement couverts sans développement spécifique.
Peut-on créer des rapports personnalisés dans Brevo ?
Brevo propose des statistiques standards sur les campagnes et les automatisations. La personnalisation reste suffisante pour un suivi opérationnel, mais limitée pour des analyses avancées ou des dashboards sur mesure.
Brevo convient-il aux équipes non marketing ?
Brevo est principalement orienté marketing. Le CRM permet un suivi basique des contacts, mais l'outil ne remplace pas un logiciel dédié pour le support client, la gestion de projet ou les opérations.
Combien de temps faut-il pour déployer Brevo ?
Un premier déploiement peut se faire en quelques heures. Pour une configuration plus complète avec automatisations et intégrations, comptez généralement 1 à 2 jours.
Quelle est la meilleure alternative à Brevo ?
HubSpot est une alternative plus complète mais plus coûteuse. ActiveCampaign est souvent choisi pour des automatisations avancées. Brevo reste un excellent compromis pour les PME cherchant un outil polyvalent, accessible et européen.
Chaque activité a ses contraintes et ses objectifs. Si vous avez besoin d’un avis personnalisé ou d’un coup de pouce pour sélectionner la solution la plus adaptée, contactez-nous : on vous aide à faire le bon choix, sans jargon et sans perte de temps.