
L’automatisation no-code a longtemps reposé sur des scénarios figés : des déclencheurs, des conditions, des actions, et beaucoup de logique “si / alors”. Puissante, mais parfois rigide. Avec l’arrivée des agents IA sur Make, cette logique change profondément. On ne parle plus seulement d’exécuter des workflows, mais de déléguer un objectif à une intelligence capable de décider comment l’atteindre.
Make entre ainsi dans une nouvelle ère : celle de l’automatisation intelligente, adaptative et contextuelle. Dans cet article, nous allons voir ce qu’est réellement un agent IA sur Make, comment il fonctionne, comment le configurer, et surtout ce que cela change concrètement pour les entreprises.
Un agent IA sur Make est un assistant autonome piloté par un modèle de langage (LLM). Contrairement à un scénario classique, il ne suit pas une logique strictement prédéfinie. Il interprète une intention exprimée en langage naturel, analyse le contexte, puis choisit les actions les plus pertinentes à exécuter.
Concrètement, un agent IA est capable de :
On ne lui dit plus comment faire étape par étape, mais quoi faire et dans quel cadre. Vous pouvez voir un agent IA Make en action dans ma vidéo :
Avant les agents IA, une automatisation Make reposait sur une logique déterministe :
Ce modèle fonctionne très bien… jusqu’au moment où les cas deviennent nombreux, ambigus ou évolutifs. Les scénarios se complexifient, deviennent difficiles à maintenir et peu flexibles.
Avec les agents IA, la logique change :
Exemple :
“Quand un ticket de support est soumis, réponds au client.
Si le ticket est urgent, alerte l’équipe par SMS et mets à jour la base de données.”
L’agent analyse le contexte et décide s’il est nécessaire d’envoyer un SMS ou non. On passe :
Avec cette fonctionnalité, Make ne se limite plus à l’automatisation technique. Il devient un moteur d’intelligence opérationnelle.
Les agents IA apportent :
C’est un changement de paradigme : on ne “programme” plus seulement des flux, on délègue des responsabilités.
Un agent IA fonctionne autour de trois piliers fondamentaux.

C’est le moteur de raisonnement de l’agent. Il analyse les données, comprend les instructions et prend des décisions.
Le prompt est le cerveau de l’agent. Il définit :
Un bon prompt ressemble à un brief clair donné à un assistant expérimenté.
Les outils sont des scénarios Make en mode “on-demand”. Ils permettent à l’agent d’agir :
Chaque outil doit avoir :

Dans Make, rendez-vous dans la section AI Agents, puis cliquez sur “Create agent”. Choisissez le fournisseur de LLM souhaité.
C’est l’étape la plus importante. Le prompt doit être :
Plus le prompt est précis, plus l’agent sera pertinent.
Ajoutez les scénarios Make que l’agent pourra utiliser. Inutile d’en connecter trop : mieux vaut peu d’outils bien définis que trop d’options confuses.
Testez l’agent sur des cas réels, observez ses décisions et ajustez le prompt ou les outils si nécessaire.
Les agents IA Make peuvent interagir avec la majorité des outils du marché :
Ils peuvent ainsi s’intégrer profondément dans les processus métiers existants.
Les applications sont nombreuses :
Un exemple simple :
Un agent analyse les réponses d’un formulaire, classe le lead dans le CRM, envoie un email personnalisé et notifie l’équipe commerciale si le prospect est qualifié.
Un agent IA efficace est rarement complexe : il est surtout bien pensé.
Combien coûte Make ?
Make propose un plan gratuit avec 1 000 opérations par mois. Les plans payants démarrent à 9 $ par mois et évoluent selon le volume d'opérations et les fonctionnalités avancées comme les webhooks instantanés.
Comment s'inscrire à Make ?
L'inscription se fait directement sur le site de Make via un compte gratuit. Vous pouvez immédiatement créer des scénarios d'automatisation et connecter vos applications.
Make est-il gratuit ?
Oui, Make propose un plan gratuit permettant de tester l'outil avec 1 000 opérations mensuelles. Ce plan est suffisant pour des automatisations légères mais limité pour un usage professionnel intensif.
Make est-il adapté aux PME B2B ?
Oui, Make est particulièrement adapté aux PME B2B souhaitant automatiser leurs processus sans développement. L'outil permet de connecter CRM, facturation, marketing et outils métier efficacement.
Make peut-il remplacer un développeur pour les intégrations ?
Pour la majorité des intégrations standard, oui. Make permet de créer des workflows complexes visuellement. Pour des intégrations très spécifiques ou des volumes massifs, un développement sur mesure peut être nécessaire.
Quelles intégrations propose Make ?
Make propose plus de 1 500 connecteurs natifs couvrant CRM, e-commerce, marketing, comptabilité et productivité. Les API personnalisées peuvent également être intégrées via le module HTTP.
Peut-on créer des agents IA avec Make ?
Oui, Make permet de créer des agents IA en combinant des modules d'IA comme OpenAI, Claude ou des modèles personnalisés. Les scénarios peuvent inclure de la logique conditionnelle et des boucles pour des comportements autonomes.
Make convient-il aux équipes non techniques ?
Oui, l'interface visuelle de Make est conçue pour les utilisateurs métier. La logique drag-and-drop et les templates prêts à l'emploi facilitent la prise en main sans compétences techniques.
Combien de temps faut-il pour déployer une automatisation Make ?
Une automatisation simple peut être créée en quelques minutes. Pour des workflows complexes avec plusieurs applications et conditions, comptez quelques heures à quelques jours.
Quelle est la meilleure alternative à Make ?
Zapier est plus simple mais plus cher à volume équivalent. n8n est open source et auto-hébergeable. Power Automate s'intègre mieux à l'écosystème Microsoft. Make offre le meilleur rapport puissance/prix pour les PME.
Chaque activité a ses contraintes et ses objectifs. Si vous avez besoin d’un avis personnalisé ou d’un coup de pouce pour sélectionner la solution la plus adaptée, contactez-nous : on vous aide à faire le bon choix, sans jargon et sans perte de temps.