Make vs Zapier : quel outil d'automatisation choisir ?

Make ou Zapier ? Les deux plateformes automatisent les processus et connectent vos applications, mais leur philosophie diffère fortement. Après avoir aidé plusieurs PME à industrialiser leurs workflows, je vous livre un comparatif pragmatique pour vous aider à choisir.
Redigé par :
Edouard Gonet
Publié le :
2026-01-20
Mis à jour :
2026-01-20

Il y a six mois, Claire, directrice opérationnelle d'une PME B2B de 25 personnes, m'a appelé en urgence. Son équipe utilisait des formulaires, des tableurs et une série de "zaps" bricolés. Un lead passait d'une boîte à l'autre sans traçabilité. Résultat : relances doublées, devis envoyés en retard, clients qui s'impatientent.

Le déclencheur a été simple. Après une réunion ratée, Claire m'a dit : Si je dois encore demander "qui s'en occupe", on perd des contrats. À ce moment-là, l'automatisation n'était plus un luxe. C'est devenu un sujet stratégique. Les tâches oubliées et la visibilité zéro sur les flux possèdent un coût direct.

Deux réponses reviennent souvent dans ce type de situation : Make et Zapier. Make propose une toile visuelle pour assembler des scénarios complexes. Zapier mise sur la simplicité et un très grand catalogue d'intégrations. Les deux promettent moins d'erreurs et plus d'industrialisation des tâches, mais leurs approches sont très différentes.

Je l'ai vu chez plusieurs clients : choisir le mauvais outil peut transformer une promesse d'efficacité en nouvelle source de complexité. Pas de solution universelle ici. Pour certaines équipes, la puissance et le contrôle de Make sont décisifs. Pour d'autres, la rapidité de mise en place et la couverture d'apps de Zapier l'emportent.

Mais si je dois faire un choix pour une PME de 10-50 personne, alors selon mon avis Make est la meilleure option.

Pour comprendre pourquoi, dans cet article, je compare Make et Zapier sur des critères concrets : prise en main, profondeur des intégrations, gestion des flux complexes, et coûts réels. Mon objectif : vous aider à prendre la bonne décision opérationnelle pour votre PME, sans créer une usine à gaz.

#1 En bref : Make vs Zapier

Avant d'entrer dans le détail, l'essentiel pour se situer rapidement.

Philosophie générale

Make mise sur la puissance et la flexibilité. Cible les scénarios complexes avec de la logique conditionnelle poussée, des boucles et une visualisation du flux. Convient aux équipes qui veulent construire des automations granulaires et contrôlables.

Zapier vise la simplicité et la rapidité de mise en place. Construit autour de zaps linéaires et d'une logique claire. Idéal pour automatisations rapides, connexions d'apps courantes et équipes qui préfèrent une prise en main immédiate.

Critère Make Zapier
Prise en main ★★★☆☆ Courbe d’apprentissage plus marquée. Demande un peu de temps pour modéliser correctement des scénarios (routes, conditions, gestion d’erreurs). ★★★★★ Point fort : ultra rapide à déployer. Logique “trigger → action” très intuitive, idéale pour obtenir des résultats immédiats.
Gestion des flux complexes ★★★★★ Conçu pour les automatisations avancées : conditions poussées, branches, boucles, transformations de données, scénarios granulaires et contrôlables. ★★★☆☆ Excellent sur des zaps linéaires. Mais dès que la logique métier s’épaissit, les zaps se multiplient et la maintenance devient plus lourde.
Visibilité & débogage ★★★★★ Vue “toile” très lisible : on voit le parcours de la donnée, les routes, les erreurs et les points de rupture. Pratique quand “personne ne sait ce qui tourne”. ★★★★☆ Lisible sur un zap simple. Quand l’écosystème grossit (beaucoup de zaps), la traçabilité globale devient plus difficile.
Profondeur des intégrations ★★★★☆ Très bon catalogue et modules riches. Flexible via HTTP/webhooks pour aller plus loin si besoin. ★★★★★ Point fort : immense couverture d’apps et intégrations “plug & play”. Idéal pour connecter rapidement des outils courants.
Coût réel à l’usage ★★★★☆ Facturation par crédits (actions). Entrée de gamme souvent avantageuse, mais un scénario multi-étapes consomme vite. Excellent rapport usage/prix sur des plans intermédiaires si bien conçu. ★★★☆☆ Facturation par tâches. Simple à comprendre, mais peut monter vite quand les zaps se multiplient. Intéressant si les automatisations restent courtes et peu nombreuses.
Évolutivité (PME qui grandit) ★★★★★ Plus “future-proof” : quand les processus deviennent sérieux (routing, relances différenciées, conditions), Make suit sans devoir tout réécrire. ★★★☆☆ Très bon au début. Peut devenir une “forêt de zaps” si vous ajoutez beaucoup de règles métier, avec un risque de perte de visibilité.
Meilleur choix si… ★★★★★ Vous avez des flux multi-étapes, des transformations, du contrôle, et vous voulez éviter l’“usine à gaz” en structurant dès le départ. ★★★★☆ Vous voulez des automatisations rapides, simples, très orientées intégrations d’apps, avec un minimum de maintenance et une adoption immédiate.

Quel outil choisir selon votre situation ?

Choisissez Make si :

  • Vous avez des processus avec plusieurs étapes et des boucles.
  • Vous devez gérer des transformations de données complexes.
  • Vous voulez une vue visuelle du flux pour déboguer.
  • Votre équipe peut investir du temps pour modéliser des scénarios précis.

Choisissez Zapier si :

  • Vous cherchez des automatisations simples et rapides à déployer.
  • Vos besoins portent sur des intégrations d'apps courantes sans logique lourde.
  • Vous privilégiez une interface intuitive et une faible courbe d'apprentissage.
  • Vous voulez des résultats immédiats avec peu de maintenance.

En une phrase

Make = puissance et contrôle pour les scénarios complexes.

Zapier = simplicité et rapidité pour les besoins courants.

#2 Make : l'outil pour automatiser sans développeur

Make est un outil d'automatisation qui permet de connecter des applications entre elles sans écrire une ligne de code. Il s'adresse aux PME qui veulent éliminer les tâches répétitives et faire communiquer leurs outils, sans passer par un développeur.

L'outil repose sur une logique visuelle de scénarios. Chaque automatisation se construit comme un flux : un déclencheur lance une action, qui en déclenche une autre, et ainsi de suite. L'interface montre le parcours complet des données entre les applications. Les erreurs deviennent visibles. Les logiques complexes restent compréhensibles.

Je vois souvent des équipes gagner 5 à 10 heures par semaine avec un seul scénario bien construit. Un client a automatisé tout son processus de qualification de leads : réception du formulaire, enrichissement des données, création dans le CRM, notification Slack. Ce qui prenait 20 minutes par lead se fait maintenant en 30 secondes.

Dans quels cas choisir Make ?

✅ Des processus métier qui se répètent plusieurs fois par jour

✅ Des outils qui ne communiquent pas entre eux nativement

✅ Des scénarios complexes avec plusieurs étapes et conditions

✅ Une équipe prête à investir un peu de temps pour créer des automatisations durables

Make convient aux PME qui cherchent à automatiser des processus structurés, sans créer une dette technique ni dépendre d'un prestataire externe.

#3 Zapier : l'outil pour éliminer les tâches répétitives facilement

Zapier est un outil d'automatisation conçu pour connecter vos applications entre elles et éliminer les tâches manuelles répétitives. Il s'adresse aux équipes qui perdent du temps à copier-coller des informations d'un outil à l'autre ou à effectuer les mêmes actions plusieurs fois par jour.

L'outil repose sur une logique simple : quand un événement se produit dans une application, une action se déclenche automatiquement dans une autre. Un nouveau contact dans votre CRM génère une tâche dans votre outil de gestion de projet. Une réponse à un formulaire crée une ligne dans un tableur et envoie un email. Tout se fait sans intervention humaine.

Je constate que Zapier change radicalement le quotidien des équipes opérationnelles. Chez plusieurs clients, j'ai vu des assistantes commerciales récupérer 5 à 8 heures par semaine. Elles arrêtent de ressaisir des données et se concentrent enfin sur des tâches à valeur ajoutée. Les erreurs de saisie disparaissent. L'information circule en temps réel.

Dans quels cas choisir Zapier ?

✅ Vous utilisez plusieurs outils qui ne communiquent pas entre eux

✅ Vos équipes perdent du temps à copier-coller des informations

✅ Vous voulez fiabiliser la circulation de l'information sans développement technique

Zapier convient aux PME qui veulent récupérer du temps et réduire les erreurs, sans avoir besoin de compétences techniques avancées ni de budget développement.

#4 Ce que Make et Zapier ont en commun

Avant de creuser les différences, il faut reconnaître ce que ces deux outils partagent. Ce sont ces bases communes qui en font des références incontournables de l'automatisation pour les PME.

🤝 Des plateformes matures et éprouvées : Make (anciennement Integromat) et Zapier existent depuis plus de dix ans. Des dizaines de milliers d'entreprises les utilisent au quotidien. Vous n'expérimentez pas avec un service fragile. Les deux sont stables, sécurisés (conformité RGPD, SOC 2, certifications ISO) et disposent d'un support structuré.

🤝 L'automatisation sans développeur : les deux outils permettent de connecter des applications sans écrire une ligne de code. Vous créez des flux de travail en quelques clics. Pas besoin d'équipe technique pour automatiser des processus métier.

🤝 Une bibliothèque d'intégrations très large : Google Workspace, Slack, HubSpot, Shopify, Notion, Airtable. Make comme Zapier connectent des centaines (voire milliers) d'applications. Vos outils existants s'intègrent dans les deux cas.

🤝 Le principe déclencheur-action : une action dans l'application A déclenche automatiquement une action dans l'application B. Les deux plateformes reposent sur cette logique simple. Un nouveau contact dans votre CRM crée automatiquement une tâche dans votre outil de gestion de projet.

🤝 La réduction des tâches répétitives : copier-coller entre applications, envoi d'emails de suivi, mise à jour de bases de données. Make et Zapier éliminent ces actions manuelles chronophages. Vos équipes se concentrent sur des tâches à valeur ajoutée.

🤝 Des solutions cloud sans installation : pas de logiciel à installer, pas de serveur à maintenir. Tout fonctionne en ligne. Vous créez, testez et déployez vos automatisations depuis un navigateur.

🤝 Une tarification basée sur l'usage : les deux facturent selon le nombre de tâches (ou opérations) exécutées. Le modèle est transparent : vous payez pour ce que vous consommez. Des forfaits mensuels existent pour encadrer les coûts.

🤝 Une communauté et des ressources d'apprentissage : tutoriels, templates, forums, documentation détaillée. Les deux plateformes proposent un écosystème riche pour apprendre et partager des bonnes pratiques.

En résumé : choisir entre Make et Zapier, c'est choisir entre deux solutions solides et fiables. La vraie question n'est pas « lequel est le meilleur », mais « lequel correspond le mieux à vos besoins d'automatisation, à votre niveau de complexité et à votre budget ».

#5 Tarification : deux logiques de prix à bien comprendre

Make et Zapier affichent des approches tarifaires différentes, même si les deux reposent sur un modèle d'abonnement lié à l'usage. Comprendre ces différences est essentiel pour anticiper le coût réel de votre installation à moyen terme.

Make fonctionne avec un système de crédits. Chaque action dans un scénario consomme un crédit. Le plan gratuit offre 1 000 crédits par mois, les plans payants démarrent à 9 € par mois pour 10 000 crédits. Zapier facture à la tâche. Le plan gratuit propose 100 tâches par mois, les plans payants commencent à 19,99 $ par mois.

Sur les plans d'entrée de gamme, Make est nettement moins cher. Mais attention : une tâche Zapier peut correspondre à plusieurs crédits Make si votre scénario comporte plusieurs actions. Comparer les prix affichés sans estimer votre consommation réelle peut mener à de mauvaises surprises.

Zapier a récemment unifié son offre. Tous les plans incluent désormais Zaps, Tables, Forms et MCP dans un seul package. Make propose aussi plusieurs outils complémentaires, mais certains nécessitent des plans supérieurs ou consomment davantage de crédits (comme l'exécution de code personnalisé).

Les deux plateformes proposent une facturation annuelle avec réductions significatives : 15 % ou plus chez Make, 33 % chez Zapier. Si vous êtes certain de l'utilisation sur 12 mois, cette option réduit sensiblement le coût mensuel.

Le vrai enjeu budgétaire se joue sur l'évolution de votre usage. Plus vos processus se complexifient, plus vous consommez de crédits ou de tâches. Une PME qui automatise 5 à 10 processus métier structurants peut rapidement dépasser les 10 000 crédits ou tâches mensuels. À ce niveau, vous basculez sur des paliers tarifaires sensiblement plus élevés.

Make offre généralement un meilleur rapport usage/prix sur les plans Core et Pro. Zapier devient plus intéressant si vous avez besoin de l'écosystème complet (Tables, Forms, MCP) ou si vos scénarios restent simples (peu d'actions par automatisation).

En résumé : le prix seul ne doit pas être le critère de choix. L'outil qui automatisera réellement vos processus clés, sans vous forcer à simplifier artificiellement vos scénarios pour économiser des crédits, est celui qui vous fera gagner du temps et de l'argent. Estimez votre consommation mensuelle avant de trancher.

#6 Make vs Zapier : lequel choisir ?

Tout au long de cet article, j'ai détaillé les différences entre Make et Zapier. En réalité, ce sont deux excellents outils d'automatisation et vous ne ferez pas d'erreur majeure avec l'un ou l'autre. Si vous hésitez encore, voici ma recommandation finale.

Ma recommandation pour une PME B2B de 11 à 50 salariés : Make.

La raison principale tient à l'évolutivité. Dans une PME de cette taille, les processus métier semblent souvent simples au départ. Un formulaire qui alimente un CRM, une notification Slack quand un devis est signé, une synchronisation entre deux outils. Mais dès que l'activité se structure, ces besoins deviennent rapidement plus complexes.

J'ai accompagné l'année dernière une entreprise de services en ligne de 30 personnes qui gérait ses automations avec Zapier. Au début, tout fonctionnait bien. Huit zaps pour connecter leur CRM, leur outil de facturation et leur plateforme de support. Simple, rapide, efficace.

Puis l'équipe a voulu ajouter de la logique métier. Envoyer des relances différentes selon le type de client. Router les leads vers le bon commercial selon leur secteur. Créer des factures seulement si certaines conditions étaient réunies. Zapier montrait ses limites. Les zaps se multipliaient, la maintenance devenait lourde, et personne ne comprenait vraiment ce qui se passait en cas d'erreur.

Nous avons migré sur Make. La courbe d'apprentissage a été plus raide, je ne vais pas mentir. Mais une fois les premiers scénarios construits, l'équipe a découvert quelque chose de puissant. Elle contrôlait réellement ses flux. Ajout de conditions, gestion des erreurs, transformations de données, tout devenait visible et modifiable. Six mois plus tard, ils ont industrialisé quinze processus critiques sans exploser leur budget.

Ce que j'ai retenu de cette expérience : pour une PME qui grandit, mieux vaut investir dès le départ dans un outil qui peut suivre. Make demande plus de temps au début, mais il vous évite de devoir tout refaire quand vos besoins deviennent sérieux.

En résumé : Make et Zapier sont deux très bons outils. Pour une PME de 11 à 50 salariés, je recommande Make pour sa capacité à évoluer avec vos processus et le contrôle qu'il vous donne sur vos flux critiques. Le meilleur outil reste celui que vous maîtrisez vraiment.

FAQ

Quelle est la principale différence entre Make et Zapier ?

Make propose une approche visuelle et modulaire pour construire des scénarios complexes avec contrôle fin des données et des boucles, tandis que Zapier privilégie la simplicité et la rapidité de mise en œuvre pour des automatisations linéaires. En résumé, Make favorise la puissance et la flexibilité, Zapier l'ergonomie et la rapidité.

Quel outil est le plus facile à prendre en main entre Make & Zapier ?

Zapier est généralement plus simple à prendre en main grâce à son interface orientée templates et à des automatisations pas à pas. Make nécessite un peu plus d'apprentissage pour comprendre les modules, les itérations et la gestion des scénarios, mais permet ensuite de créer des flux beaucoup plus sophistiqués.

Make ou Zapier : lequel choisir pour une PME B2B ?

Pour une PME B2B de 11 à 50 salariés, Make est souvent le meilleur choix grâce à sa capacité à automatiser des processus complexes, à manipuler les données et à intégrer des systèmes variés sans développement lourd. Zapier reste intéressant si vous cherchez des automatisations rapides et simples à déployer. Le choix dépendra de la complexité de vos workflows et de votre volonté d'investir du temps dans la montée en compétence.

Vous hésitez encore sur l’outil à choisir ?

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